Eglise

lundi 6 juillet 2009

Eglise

Notre Eglise et son histoire:

Cette belle église du XVIIIe siècle fut achevée seulement en 1816, mais le chœur et le transept sont antérieurs à la révolution. Au cours de la dernière guerre, la nef fut détruite, mais la partie la plus intéressante de l’édifice était encore debout. La nef assez courte pour sa largeur était accompagnée de bas-côtés ; celui du nord subsistait seul en partie.
Les croisillons sont d’une largeur inusitée : 7,50 mètres, contre 6,50 mètres seulement au chœur ; mais ce dernier est accompagné de bas-côtés de deux travées de profondeur, qui se terminent à l‘alignement du chevet.
Ces deux chapelles communiquent avec le chœur par deux grandes arcades surbaissées reposant sur des colonnes doriques ; les clefs des arcs sont ornées de coquilles et autres ornements classiques.

Le chœur et les croisillons sont rectangulaires, mais légèrement arrondis aux angles antérieurs comme le transept de Moislains. On peut suivre ainsi la dégradation du plan tréflé, complet à Hébuterne, moins apparent à Moislains et réduit ici à un petit pan arrondi. Les pignons du transept exceptionnellement larges et peu élevés sont ajourés de deux étages de fenêtres, deux au rez de chaussée, deux à l’étage supérieur. Toutes ces fenêtres sont larges, cintrées en arc de cercle.

La construction est en briques et pierres ; les colonnes en pierres appareillées. Une grande rose éclaire le chevet.
Ce monument, quoique manquant d’élévation, était assez beau et présentait des dispositions originales et intéressantes.

Le clocher, dont nous possédons heureusement une bonne photographie, s’élevait à l’ouest de la nef. Il était de forme carrée avec des doubles contreforts à chacun des angles. D’une très grande simplicité, mais d’apparence robuste, il était divisé par des larmiers en plusieurs étages à peu prés complètement nus, sauf les étages inférieurs et le dernier, celui des cloches. Là s’ouvrait sur chaque face une ouie fort simple, en cintre brisé, sans remplage. La corniche supérieure et la flèche avaient dû être refaites à une époque assez moderne. A un des angle s’élevait une tourelle polygonale renfermant l’escalier. Bien que d’apparence encore gothique, ce beau clocher ne devait être guère antérieur au XVIIIe, il en restait de notables parties.
Les deux autels latéraux placés dans les deux bras du transept étaient surmontés de deux très bonnes statues en bois polychromées, du même temps que l’église, d’un style quelque peu berninesque, mais qui étaient certainement l’œuvre d’un artiste de talent. L’une, au nord,représentait Saint Rémy, et l’autre Saint Eloi. Cette dernière a disparu ; l’autre est brisée en trois morceaux, mais réparable.
Retranscription de la pose de la première pierre de l’église actuelle.
Diocèse d’Amiens
Doyenné de Nesle
Paroisse de Pertain
L’an M.J. mil-neuf-cent-vingt-neuf, le vingt-six Mai, en la Fête de la Sainte Trinité.
Sous le souverain Pontificat de sa sainteté le pape PIE XI et l’épiscopat de Monseigneur Charles LECOMTE évêque d’Amiens.
Sous la Présidence de l’Abbé TONDELLIER, chanoine honoraire, Curé-Doyen de Nesle, assisté de Monsieur l’Abbé VASSEUR Curé de Marchélepot et de L’Abbé GREUET Curé d’Omiécourt.
En présence de Monsieur LE ROY René maire de la commune et de Messieurs les conseillers minicipaux : BECU Redon, LE ROY Félix, DAUSSIN Léonce, LE ROY Sainte-Marie, DAUSSIN Gabriel, LEFORT Gustave, JOSSE Arthur, MOLINET Edgard, BOURSE Cléomène.
Monseigneur le Doyen de Nesle, délégué par Monseigneur l’Evêque a béni la première pierre de cette église construite en style roman selon les plans dressés par Monsieur FOUGERON architecte demeurant à Péronne, exécutés par Monsieur DURAND entrepreneur de maçonnerie à Cambrai.
Cette église sous la vocable de Saint Rémy est bâtie aux lieu et place de l’ancienne église détruite par faits de guerre 1914-1918.
L’ancienne église, construction du 18 ème siècle, seuls le portail et le clocher massif rappelaient le monument qui avait été élevé 400 ans auparavant sur les ruines d’une ancienne église.
Pertain le 26 Mai 1929.Pertain :
L’église de Pertain toutefois mérite une mention spéciale.
Elle a été terminée en 1816 ; mais le chœur était bâti avant l’année 1793, et le clocher date du XV siècle comme style, et du XVI comme construction. C’est le modèle que nous avons déjà souvent rencontré avec contreforts d’angle, et le portail en anse de panier entouré de moulures prismatiques. La fenêtre du premier étage est ogivale avec chaperon terminé en trait horizontal.
Le chœur, en briques, avec deux chapelles, est surmonté d’une coupole. Deux autres chapelles sont placées dans les bras de croix. La nef, trop courte par rapport au chœur, a des piliers un peu mesquins. A l’intérieur je remarque une statue de saint Eloi d’une attitude tourmentée, selon l’école du XVII siècle, une statue de saint François Xavier dont le culte est en honneur à Pertain, et un Christ de grande dimension appliqué sur la façade inférieure de la nef.
Pertain a possédé une église romane de 1067 ; mais il n’en reste plus aucune trace.
Le passé de nos villages.PERTAIN.

Nous lisons dans la revue du regroupement scolaire :
Ce village, établi vers l’extrémité orientale de la plaine du Santerre, ne semblerait pas avoir une origine beaucoup antérieure à l’époque française.
Dom Grenier le cite sous le nom de Partin, Pertin et Perten dans un titre de 1116 ; il est ensuite appelé Pertaing dés 1215 ; puis rarement Percin. La dénomination de Pertain ferait présumer que ce lieu se forma du démembrement d’un domaine limitrophe : « pertir » en langue romane veut dire partage, division. Toutefois il n’était pas fort considérable à son début : la ruine de plusieurs localités voisines contribua beaucoup à son accroissement dans le cours des 16 et 17 siècles.

Le premier document historique trouvé sur Pertain fut une charte de 1116 par laquelle Lambert, évêque de Noyon et Tournai, donne l’ « autelaige » de cette paroisse à l’abbaye de Saint-Quentin, de Beauvais, qui en possédait déjà l’église depuis va fondation, en 1067 ; cet évêque fait cette concession à l’abbé Raoul et à ses chanoines, à la condition qu’on célébrera son anniversaire dans l’abbaye de Saint-Quentin de Beauvais.

Dom Joseph Thibaudet, curé en titre de la paroisse, vivait en grande intimité avec M. Morellet et avec le célèbre abbé Maury. Comme il n’y avait aucun seigneur résidant du nom de Pertain, M. Morellet fit élever un petit château sur le terrain que lui avait cédé le prieur, son ami, et obtint le titre de seigneur fieffé de cette commune : il se trouve en effet désigné sous le nom de Morellet de Pertain sur la liste des membres de l’académie de Paris en 1785, et de la noblesse du bailliage de Péronne en 1789. Au retour de l’émigration, M. Morellet se rendit encore plusieurs fois à Pertain, prés de l’importante forêt de Licourt qui, dit-on, lui appartenait alors. Il venait habiter son petit château à l’époque de la fête du village et dans et dans la société de son ami le vicomte Alexandre de Beauharnais et son épouse Joséphine, mère de la reine Hortense et aïeule de l’empereur Napoléon III.
Plus tard, ce castel fut démoli par un entrepreneur de Péronne. On le remplaça par la maison d’école des garçons.
Robert Touron.

BENEDICTION de L’EGLISE et des CLOCHES de PERTAIN 12 juillet 1931.L’an de N.S. 1931, le 12 Juillet, nous avons été bénites par le Chanoine TONDELLIER, Curé Doyen de Nesle, délégué de Mgr LECOMTE,Evêque d’Amiens ; M. l’Abbé VASSEUR, Curé de Marchélepot, desservant Pertain ; M. René LE ROY, Maire de la Commune.

1 Je chante Dieu qui donne la paix.
Noémie-Georgette
Parrain : G. COLLACHE
Marraine : Mme LELEU, née Noémie COMMUN
2 Avec mes sœurs, j’appelle les fidèles à la prière.
Georgette-Gabrielle
Parrain : G. DAUSSIN

Marraine : Mme TACHEVIN, née Georgette TABARY
3 Je veux détourner les fléaux et la guerre.
Estelle-Françoise
Parrain : François DELAUZANNE
Marraine Mme POTARD, née Estelle BOULANGER
4 Que nos voix soient un appel à la concorde, A l’espérance et à la paix.

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