Histoire

samedi 4 juillet 2009

Pertain

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Origine du nom-lieu de Pertain

Pertain, Pertaing et Percin dans les anciens titres, est situé dans la plaine du Santerre, à 7 kilomètres au nord-ouest du chef lieu de canton.

Pertir en langue romane veut dire partage, division ; mais il n’y a rien de bien fondé sur l’étymologie de ce nom de lieu, dont l’origine remonte a une haute antiquité : les finales et indiquent assez souvent une habitation gauloise, ou au moins une gallo-romaine

Pertain, Berseaucourt
On ne trouve pas de document historique sur Pertain avant 1115 ou Lambert, évêque de Noyon, en donna l’autel à l’abbaye de St Quentin-sous-Beauvais. Cette abbaye en possédait déjà l’église qui lui avait concédée à l’époque de sa fondation en 1067. En 1207 Mathieu de Béthencourt, chanoine de St Quentin, fit don à son chapitre d’une partie des dîmes de Pertain.
L’église vocable Saint Rémi de Pertain a été presque entièrement renouvelée vers la fin du dernier siècle. Les seules parties conservées de l’ancien monument religieux sont le portail, du style de transition, et l‘énorme clocher dont on surmonta il y a environ quatre cents ans.
Le chœur avait été déjà reconstruit, lorsque, peu d’année avant la révolution, on voulut aussi bâtir une nouvelle nef sur le même plan ; mais les événements fâcheux de l’époque vinrent en suspendre les travaux : elle fut terminée que vers 1816. Monsieur Serpete de Berseaucourt, qui avait avancé, à cet effet, des sommes considérables, n’en put recouvrer qu’un capital de 10000 francs, placé sur l’état par la fabrique. Ces nouvelles constructions constituent, dans leur ensemble, une des belles églises de l’arrondissement dans le goût moderne. Deux chapelles forment les ailes de l’abside, et deux autres, les bras de la croix latine. La nef, dont les piliers sont peu mesquins, n’a pas une longueur relative aux belles et vastes proportions du sanctuaire et du chœur, surmonté d’une élégante coupole.
La dîme de Pertain était répartie entre le chapitre de St-Quentin, le prieuré de Lihons, l’abbaye de N.D. de Soissons et le seigneur de Deniécourt. Le titre de la cure régulière appartenait à l’abbé de Saint-Quentin de Beauvais : il la faisait desservir par un de ses religieux, auquel fut conservé le nom de prieur, comme le revenu de 3000 livres au moins, provenant de l ‘ancien prieuré que les religieux y avaient fondé dans le principe. Le curé régulier ne résidait à Pertain que pendant le carême et aux principales fêtes de l’année : il avait, pour le remplacer, un desservant auquel il payait une portion congrue. Le dernier prieur fut M. Joseph Thibaudet, ecclésiastique distingué et ami du cardinal Maury : il devint aveugle et mourut à Lyon, son pays natal, vers 1817. M. Decaix, de Nesle, depuis curé de Guyencourt, était son desservant.
Nous n’avons trouvé aucune trace d’anciens seigneurs de Pertain, dont le domaine appartenait aux ducs de Chaulnes. Cependant ce village renfermait autrefois une maladrerie dont un pouillé de 1648 porte le revenu a 400 livres. Les biens en ont été réunis à l’hôpital d’Athies, ou les habitants de Pertain ont droit à un lit pour leurs malades.
En 1759 une grande contestation s’était élevée entre le prieur et ses paroissiens, au sujet des places de l’église. Le bailliage de Péronne, après avoir rendu sa sentence, profita de l’occasion pour dresser un règlement sur les places d’église, qui devait être commun à toutes les paroisses de son ressort.
BERSEAUCOURT : autrefois Berthaucourt ou Bersencourt, se forma, comme beaucoup d’autres localités, d’une métairie considérable placée dans cet endroit voisin de la paroisse, et autour de laquelle se développèrent insensiblement les maisons des serviteurs qui s’y trouvait employés. Cette ferme est occupée depuis longtemps par la famille Serpette, d’où sont sortis, au dernier siècle, plusieurs ecclésiastiques du diocèse de Noyon. Un ancien pouillé fait mention d’une chapelle, dite de Bersaucourt, à la collation de l’évêque diocésain et d’un revenu de 50 livres. Elle fut sans doute remplacée par le sanctuaire, dédiée à la Sainte Vierge, qu’on remarquait entre ce hameau et Pertain.
Ancien village de SACY : Auprès de Pertain, dans la vaste plaine qui s’étend vers Epénancourt et Morchain, existait encore en 1494 un village du nom de Sacy : il n’en reste plus la moindre trace de nos jours, et c’est à peine si l’on en conserve le souvenir. Cependant c’était un lieu remarquable par son antiquité et par ses puissants seigneurs, qui l’étaient aussi probablement de Pertain.
Au cartulaire de Lihons se trouve une chartre de 1140, intitulée de de Sacy, c’est à dire, touchant la dîme de Sacy. Simon, évêque de Noyon, y donne aux moines de Lihons une partie des dîmes de cette ancienne paroisse. Cette chartre est souscrite par Ibert de Sacy, Humfréde et Gautier, ses frères. La gaule chrétienne rapporte aussi cette donation en ces termes : Simon Episcopus Noviomensis dedit decimus de Sacy monachis Lehunensibus.
Les archives d’Ennemain citent, sous l’année 1494, le dénombrement du fief Musard, situé à Falvy, en titre duquel on lit encore : Par-devant Richard Germain, écuyer, seigneur de Sacy-lez-Pertain à qui ce fief appartenait. On pourrait fixer la ruine totale de cette ancienne paroisse à l’année 1552, ou le comte de Roeux exerça d’affreux ravages dans notre province ; Car il n’en est plus question dans le procès-verbal de la coutume de Péronne en 1567.
Ancien ressort de Pertain, comme les précédents.
En 1844 : 780 habitants. Curé : M. Labesse. Maire : M. Rouge. Instituteur : M. Lebrun.
Le mois de mars 1970, a conduit à une découverte de un cimentier mérovingien à causse d’un travail de nivellement sur ce terrain.
Cette découverte est plus intéressante au point de vue de la lumière qu’elle peut jeter sur l’origine du village, que sous le rapport des antiquités qu’on a mis à nu.

Cependant on a pu recueillir entre autres objets, un fer de lance encore muni d’une partie de sa douille, un de ces coutelas connus des antiquaires sous le nom de scramasaxes, quelques morceaux de grosses tuiles, des dents d’animaux, et des débris plus ou moins importantes de poteries noires, varies de forme et dimensions.

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